4 – En Amérique ! Escale à Rio de Janeiro

Bonjour ! Cette fois, nous sommes à l’ancre devant Santos, le grand port situé à 90 km de Sao Paulo, la 3ème plus grande ville du monde, à 400 km au Sud de Rio, juste sur le ‘Tropique du Capricorne’ (pour ceux qui sont allés se renseigner sur ce qu’est ce ‘tropique’ après lecture de la note précédente !). Et… repetita placet… comme à Rio, l’économie brésilienne étant en plein boom… nous sommes depuis cette nuit ‘en rade’ au large du port, en compagnie d’une trentaine d’autres cargos, attendant qu’une hypothétique place se libère pour accoster. La mer est calme, le ciel légèrement plombé ; il fait un peu lourd ; nous pouvons deviner, vers le nord, au loin dans la brume, les immeubles du front de mer de la ville. Le site est beaucoup moins prestigieux que la ‘rade de Copacabana’ au large de Rio de Janeiro !

 

C’est là en effet que nous vous avions quitté il y a trois jours. Nous étions alors sur le point – enfin ! ‑ de lever l’ancre après 36 heures de quarantaine pour aller chercher notre quai dans la zone portuaire de ‘Caju’, tout au nord de la ville, ce qui impliquait un parcours très touristique. Et en effet, comme au théâtre, Rio s’est déroulée devant nous pendant plus d’une heure. Le site de cette ville est proprement extraordinaire : au Nord, l’immense baie de Guanabara, coupée en deux par le pont autoroutier de Niteroi ; au Sud, l’océan Atlantique par où nous sommes arrivés ; entre les deux, une ‘passe’ de 4 km de long et 1 km de large, marquée par de spectaculaires formations de basalte noir habillées de forêt tropicale, dont le fameux ‘Pain de Sucre’, à l’ouest, côté ville. Si la côte Est paraît encore verte et sauvage, celle de l’Ouest, où se situe l’essentiel de cette ville de 6 millions d’habitants, associe de façon invraisemblable des forêts d’immeubles, des autoroutes et des plages… à une autre forêt … de pains de sucres vertigineux. Celui du ‘Corcovado’ (‘le bossu’ – forme de ce pain) culmine à 700 m de haut, et porte les 1.100 t. et 40 m de haut de la statue du Christ Rédempteur. Nous avions souvent vu des photos de Rio… nous n’avions pas imaginé cette forêt de pains volcaniques, et un relief à ce point tourmenté, qui découpe la côte et la ville en une infinité de criques et caps, de quartiers résidentiels, de bureaux ou de favellas difficilement reliés les uns aux autres.

Nous n’avons pu malheureusement mettre pied à terre que sur le coup de 19h, et sortir du port que vers 20 h… la nuit largement tombée, tout éventuel bureau de change aussi, avec promesse faite au Capitaine d’être rentrés au plus tard à 3 heures du matin. Nous savions bien qu’il ne faut pas, qu’il ne faut jamais, marcher à pied de nuit dans ces villes une fois la nuit tombée. Sans parler de marcher à pied de nuit dans une zone portuaire… Mais c’était la 1ère fois que nous mettions pied à terre depuis Dakar, et n’avions encore jamais mis les pieds en Amérique du Sud ! Et nous avions tellement été mis en appétit par cette entrée dans la baie… Bien sûr, les promenades prévues au ‘Pain de Sucre’, au ‘Corcovado’, au ‘Jardin Tropical’ ou sur la plage de Copacabana étaient à l’eau, mais nous avions au moins le prétexte d’aller mettre en ligne une mise à jour du blog, et de poster une carte aux copines ‘Aquarelles’ ! Et donc de trouver un café Internet ainsi que des timbres et une boîte aux lettres… çà pouvait se faire en taxi… Mais voilà, sortis de l’enceinte portuaire, ce vendredi soir, nous tombons sur un embouteillage de milliers d’autobus englués, presque en silence, dans des nuages de pollution ; évidemment pas de taxis. Nous prenons donc nos jambes en direction du centre, à 7 ou 8 km, au bord d’une autoroute située … sous une autre autoroute, entourées toutes deux des murs d’enceinte du port. Oui, franchement un peu glauque ! Mais, bon, à part le trottoir défoncé, les recoins et portails entrouverts, les zones pas éclairées, nous croisons de temps à autres des gens ‘normaux’, une femme seule avec sa valise, deux jeunes se tenant par la main… un cri derrière, un homme qui court ; coincés entre un bus en panne et un muret, Véronique me lâche la main, nous devons nous plaquer pour le laisser passer ; tout simplement quelqu’un de pressé, qui ne trouvait pas non plus de taxi…. Nous finissons par en trouver un ; nous lui suggérons un Café Internet à ‘Santa Teresa’… C’est tout là haut, sur l’une des collines, le ‘Montmartre’ de Rio, très branché, mais l’Internet y a disparu pour un simple café avec Wifi ; malheureusement, nous avons laissé notre ordinateur à bord du bateau… nos lecteurs attendront ! En revanche Véronique explique son histoire de ‘carte aquarelle’ à la serveuse, elle paraît passionnée, et elles s’embrassent après promesses de la poster avec le généreux pourboire que je suis contraint de laisser faute du moindre Real en poche ! Retour à bord avec un autre taxi qui nous fait les présentations du ‘Centro’ dans son brésilien gentiment hispanisant pour nous…

A minuit à bord, nous nous remettons des émotions de cette première prise de contact avec l’Amérique latine : nous sommes infiniment séduits ! Si la chaleur et l’humidité du climat sont ‘africaines’, nous n’avons jamais rencontré une telle gentillesse, tant de sourires, tant de patience et de disponibilité. Nous n’avons jamais été ‘regardés de haut’, ni été l’objet de curiosité ; nous ne sommes pas ici perçus comme peuvent l’être les ‘Blancs’ en Afrique, ou les ‘Français’ au Maghreb, ou même les ‘Européens’ en Turquie ou en Iran…. sans doute comme s’il était normal ici, dans ce pays bigarré, ce creuset culturel, d’être différent des autres ! Et le tout, dans une ambiance malgré tout très ‘européenne’, justement en ce sens que d’emblée, ce sont des rapports d’égalité qui sont établis avec les gens.

 

Je vous rappelle que pour accéder à l’album de photos joint, vous cliquez sur le lien ci-dessous, ou ouvrez l’album ‘4 – En Amérique ! Rio’ en haut de la colonne à droite. S’ouvre alors un Album ‘Picasa’, que je recommande de lire en mode ‘Plein Ecran’ (F11 sur Windows), et ‘Diaporama’ mis sur ‘Pause’ pour faire défiler les photos à son rythme avec les flèches du clavier. Ceci dit, attention ! Picasa a tendance à vous envoyer sur son éditeur ‘Google +’, où la lecture en diaporama est impossible. Si cela vous arrive, il vous faut alors repérer le message « “pour revenir à Picasa Album Web, cliques ICI” (en-dessous de la barre de titres), et cliquer sur ICI, éventuellement à plusieurs reprises car il a la comprennette lente !

 

Bonne lecture !

L’Album de photos en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://picasaweb.google.com/113501550221338298900/4EnAmeriqueEscaleARio?authuser=0&feat=directlink

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