10 – Et nous voila a St Jacques de Compostelle

10 - A St Jacques de Compostelle

10 – A St Jacques de Compostelle

 

Et nous voilà à St Jacques de Compostelle, Sant Iaco de Compostella, province de Galice, a l’extreme Nord Ouest de l’Espagne, terminus de ce premier voyage, la pluie glacee ayant remplace la neige, pour deposer aux pieds de St Jacques, lors de la “messe des pelerins”, les multiples intentions dont nous etions porteurs.
Quelques mots d’abord, apres deux semaines passees en dehors du “chemin” a proprement parler, sur ces belles et grandes villes a la personnalite bien marquee qui nous ont accueillis avant d’arriver ici :
– Vitoria la basque industrieuse, où la ville des bureaux enserre le vieux centre historique, butte romaine situee sur la Via Aquitana de Bordeaux a Astorga : les gens presses semblent ne s’y nourrir que de tapas (et d’iberico !), certes delicieux, mais qui ne forment guere un “repas” pour nous autres extranjeros ;
– Burgos, capitale de la Castille du temps de la reconquista contre les musulmans, titre qu’elle perd des 1492, a la fin de la guerre, et qu’elle semble toujours avoir la nostalgie d’avoir perdu ; c’est a Burgos que Franco avait etabli ses quartiers generaux pendant la guerre civile, quelques annees apres avoir matar la rebellion ouvriere d’Oviedo, un peu plus loin vers le Nord. L’ambiance en garde des traces. Neige et froid quand nous y etions nous ont permis d’admirer les collections de visons de ces dames de Burgos ;
– Leon semble quant a elle ne montrer aucun regret de ne plus etre capitale d’un royaume qu’elle pretend s’etre etendu jusqu’au Rhone ; 130.000 habitants decomplexes, de leur cathedrale “française” (sur le modele de Reims) et d’avoir su tirer profit depuis 2.000 ans de l’exploitation des mines de la region d’Astorga.

Pas plus qu’a Santiago nous n’avons croise dans ces villes des etrangers “installes”, ce qui nous a beaucoup change de notre colline de Belleville : ni pizzeria, ni brasserie telle qu’on en croise dans toute l’Europe du Nord, ni restaurant français ou meme asiatique, encore moins de restaurant turc, libanais ou “arabe”. A peine avons nous croise quelques immigres d’Amerique latine ; et le seul “arabe”, en banlieue de Lèon pres de la gare, chez qui Veronique soit entree pour acheter une bouteille d’eau a failli la mettre a la porte… N’avais-je pas lu pourtant quelque part qu’il y avait en Espagne trois fois plus d’etrangers qu’en France ? Ou sont-ils donc ?
En revanche, et meme si d’une façon tres differente de l’Italie, les rues de ces villes espagnoles ont un don tres particulier d’etre accueillantes, notamment avec ces personnages, souvent en bronze, artistiquement fondus dans le paysage, ou bien tous ces cafes ou l’on peut manger sur le pouce a toute heure.
Nous devons avouer que ces deux dernieres semaines depourvues des temps de pause inherents aux deplacements a la seule force de nos jambes nous ont satures d’images, qu’il nous faudra du temps pour decanter et assimiler ! A Santiago, nous sommes donc restes un peu plus longtemps que d’habitude dans la chambre ou au café Internet… et l’envie a commence de furieusement gratter Veronique de louer un appartement pour quelques jours, pour pouvoir y faire ses courses, sa cuisine, etc… et y vivre non pas comme des touristes mais comme des habitants : je commence ici a le sentir mieux, notre projet de sejourner dans des « villes mythiques » !
Il y a juste deux points sur lequel Veronique demande a nos lectrices de bien vouloir faire travailler leur imagination ; elle recherche d’une part des idees de tenues nomades plus variees, plus feminines, plus chic, plus class, et plus couture – Merci d’avance ! Et d’autre part, a propos de sa trousse d’aquarelle qui l’a accompagnee jusqu’ici, elle se demande a partir de quel degre d’oisivete nait l’esprit creatif : des idees ?
Pour en revenir a Santiago a proprement parler, je dois reconnaître que si « l’invention » de sa sepulture au Xeme siecle est vraiment, sur le plan historique, d’authenticite parfaitement douteuse, en revanche, la constance emouvante, depuis plus de mille ans, de ces pelerins qui viennent jusqu’ici a quelque chose d’etonnant, et semble empreinte d’authenticite. Encore qu’il ne soit pas facile d’en juger si l’on creuse en nous meme nos propres motivations a entreprendre cette aventure…. ou bien qu’on y ajoute les raisons que peuvent avoir les lecteurs de ce blog d’avoir la patience ou l’envie de continuer a nous lire. Vraiment, on nage en plein mystere !
Le mystere s’epaissit quand on ajoute a ces reflexions, pour ceux qui ne m’ont pas encore lache, le fait qu’il faut etre en Espagne pour decouvrir que Sant Jaquo (dans la lignee de Leon, Burgos, la Reconquista, puis la purete de la foi catholique et du sang español mises en œuvre par Isabelle et Ferdinand, puis Franco…), que St Jacques, donc, est ici tres represente en « Matamore », ou « Tueur de Maures », a cheval, avec des Arabes ecrases sous ses pieds. Ce qui peut, notamment apres les attentats de Madrid du 11 mars 2004, nous faire facilement passer de Franco a la guerre des civilisations chere au Pt Bush. Ou « du danger d’adopter les symboles du passe pour notre propre histoire » ! C’est ce meme danger qui nous est apparu dans l’eclectisme de la manifestation contre Israel a Gaza dont vous verrez quelques photos : on y trouve melanges dans un etonnant coktail l’autonomisme galice, le sentimentalisme pro palestinien, l’antisionisme, les communistes…
Nous nous appretons maintenant a quitter ces lieux tant esperes. Y venir nous aura ouvert des espaces de liberte inattendus par la decouverte de ces deux modes de transport a part entiere qui nous etaient inconnus auparavant, la marche a pied et la bicyclette (sans parler du « train avec velos accompagnes », que nous pensons mieux pratiquer pour notre retour a Paris !) : voila des horizons nouveaux aux nomades que nous esperons devenir !
A bientôt a Paris, ou au moins sur ce blog !

9 – Neige encore a Burgos, neige toujours a Leon

9 - A Burgos

9 – A Burgos

 

 

 

 

 

Ce n’est certes pas aujourd’hui tout a fait, et depuis pres de deux semaines, le “chemin” que nous avions prevu ! La neige et le froid nous ont en effet interdit toute progression par nos propres moyens.
Et je les vois venir, ha, ha, tous les augures de la 25eme heure : mais que diable sont-ils venus faire dans cette galere ? Dans leur pietre equipement, loin de chez eux, a l’etranger, en cette saison, avec ce programme debile ? Moi, a leur place …
He, He, mais d’abord, on n’est plus a votre place ! Ensuite, il faut bien savoir prendre quelques risques. Et enfin, vous n’avez pas bien compris ce qu’on vous a dit depuis le debut : on veut d’abord apprendre a devenir nomades ; cheminer vers St Jacques est d’abord pour nous une leçon de nomadisme ; et la, nous sommes servis !
Deux semaines en effet que nous avons gel et neige sous les yeux, que les journaux annoncent des records de froid (< – 10º), et que les hoteliers nous confirment que, si la neige n’est pas inhabituelle en cette saison dans la “Meseta” (cette grande plaine cerealiere du centre de l’Espagne), elle est cette annee venue tres tòt, et reste longtemps. Plusieurs de nos hotels n’etaient pas equipes d’un chauffage a la hauteur ! Un peu naivement, je m’etais dit qu’une altitude moyenne de 800 m, dans un climat presente par le Michelin comme proche de celui de la Bretagne, mais 1.000 km plus au sud, ne devait pas presenter de difficultes insurmontables. Eh bien non : quand on y ajoute une meteo peu fiable, l’exercice serait devenu reellement dangereux.
Dimanche 11 janvier par exemple, il faisait grand beau a Burgos, avec – 7º, et nous avons sorti les velos pour aller aux monasteres de Las Huelgas et Miraflores a moins de 10 km de l’hotel. Lundi, le soleil a fini par emerger des brouillards givrants, et la meteo annonçait un rechauffement pour les trois jours suivants. Nous avons donc declare le branle bas du redemarrage, reserve nos hotels a Fromista et Sahagun pour aller jusqu’a Leon en velos, verifie les itineraires sur Google Map, refait les sacs et les provisions et mis le reveil avant l’aube …. pour nous reveiller sous une nouvelle couche de neige de 10 cm… A quelques heures pres, nous pouvions etre “pris”… Nous avons donc laisse les velos a Burgos, et pris le train pour Leon, en esperant avoir l’occasion de nous remettre en route a la premiere fenetre meteo. Mais en vain ! Car on n’y a pratiquement pas vu le soleil, n’avons meme pas pu aller marcher quelques heures sur le “camino” tout proche, et le thermometre n’est repasse au-dessus de 0º que le jour de notre depart.
Alors, en bons petits nomades debutants, qui revaient en outre de decouvrir le monde en “vivant quelques mois dans des villes mythiques du monde”, nous en avons profite pour commencer par quelques jours a Vitoria, Burgos, Leon … en ayant un peu l’impression, certes, de n’y voir le “chemin” qu’en vitrine, mais en decouvrant une Espagne que le pelerin n’a sans doute que peu souvent l’occasion de decouvrir : quel plaisir d’etre sous la couette dans un 5* (le Parador de San Marcos a Leon, au prix d’un 2*, avec 185 chambres meublees d’epoque, dans un hospice pour pelerins du XVeme, avec cloitres et eglise gothique), sans autre perspective que l’attente du degel ! Les decouvertes du nomade se font tout aussi bien a l’arret qu’en deplacement !

9b - A Leon

9b – A Leon

Sans doute a bientot de Santiago !

8 – Sous les neiges de la cordillere cantabrique

8 - de Bayonne à Vitoria

8 – de Bayonne à Vitoria

“Si le temps se maintient”, ecrivait Philippe dans son dernier message, dans lequel il parlait aussi des “inquietantes Pyrenees a l’horizon”.
Eh bien nous y voila ! Cela fait le 3eme jour que nous regardons tomber la neige a Vitoria, capitale du pays basque español, situee a 500 metres d’altitude, et que la temperature refuse de repasser au-dessus du zero. Philippe avait toujours dit et repete qu’il refuserait de marcher dans la neige (il est vrai qu’avec ses chaussures basses imposees par sa broche qui depasse …) ; et en velo, il se rend compte que c’est encore plus impossible compte tenu de l’etat des bords des routes. Alors, pour le moment, on y attend le degel !
Quant aux “inquietantes Pyrenees”, si vous savez qu’en fait, on les a contournees par l’Ouest, elles s’appellent ici la “cordillere cantabrique” ; vu d’Irun, on remonte la vallee de l’Oria, tres etroite et industrialisee, par laquelle passent la riviere, le train Irun-Madrid et l’autoroute, sans laisser de place a rien d’autre, a part des usines et des hlm ; c’est a dire que pour nous, les velos, comme aucun panneau ne semblait nous interdire l’autoroute, Philippe s’y est lance ; et moi de le suivre, betement, comme d’habitude, en legere montee, a pres de 20 Km/h ; et nous voila froles par les semis remorques et les voitures limitees, quant a elles, a 110 Km/h. Au bout de quelques kilometres, alors que la pente se durcit et que nous n’avons pas du tout envie de mettre pied a terre, une sortie providentielle nous offre une vraie piste cyclable. L’histoire se repetera deux fois jusqu’a Beasain, 160 metres d’altitude.
Quand nous arrivons a Beasain ou nous avons prevu de dormir, il bruine. Et la meteo annonce la neige. Et demain, Philippe a prevu que nous franchissions le “Puerto de Etxegarate” (le tuñel de San Adrian ?) qui nous monte a 650 metres en 10 kms, pour dormir a Altsasu (600 m), puis a Vitoria, (530 m), 45 kms plus loin. Et la veille, estomac et intestins de Philippe ont joue le degel de la Berezina ; bref, je n’ai guere de mal a convaincre Philippe d’aller nous refugier en train a Vitoria le soir meme !
Vitoria est encore a deux petites journees de velo du “camino frances”, et a environ 100 km de Burgos. C’est une ville de 230.000 habitants qui ne manque pas de ressources; nous y sommes arrives juste pour la fete de l·Epiphanie du 6 janvier, qui non seulement est feriee ici, mais qui est la fète ou l’on s’offre des cadeaux comme chez nous a Noel. J’ai drolement envie de craquer sur toutes les rabajas (soldes) qui viennent de commencer, mais Philippe ne veut rien entendre pour mettre quoi que ce soit de plus dans son sac.
Nous en profitons quand meme tous les deux pour nous refaire une vraie sante, avec des nuits de 11 a 12 h. Philippe se prend pour Nicolas Bouvier coince par la neige a Tabriz (pour ceux qui ont lu l’incontournable bible des voyageurs, “L’usage du monde”) et parait ravi de la situation ; il parait que c’est la vraie vie de nomade qui commence, que de devoir attendre. Le matin, nous regardons la meteo dans les journaux locaux qu’il faut que je traduise a Philippe ; et le soir a la television. Pour l’instant, s’il faut bouger, ce sera en train !
Vivement que le soleil revienne !

7 – Bonne Année ¡

7 - de Bordeaux à Bayonne

7 – de Bordeaux à Bayonne

 

Eh bien nous y voilà, encore une fois, devant un exercice improbable que nos cerveaux débiles ont préparé avec soin et précision : Noël est passé, nos corps sont théoriquement reposés par quatre jours sans marche et une journée de thalasso, les enfants sont repartis travailler à Paris, la maison que nous ont prêtée les Balmont est propre et rangée, la clé chez la voisine ; il fait beau et froid (comme d’habitude !) ; nous avons 40’ devant nous pour le bac de 12 heures, et nous nous apprêtons à rejoindre les Pyrénées … avec des bicyclettes.
Nous avons enfilé nos maillots moulants avec fessier renforcé (intérieur rouge, comme chez les orangs outangs !), chaussé nos casques, nos lunettes de protection, nos gants spécial cyclistes, nos circlips de bas de pantalon, nos gilets fluos …. ficelés nos sacs à dos sur les porte bagages, avec en plus un minimum d’équipement pour cycliste, et, toute honte bue, nous nous présentons à l’embarquement dès son ouverture … il y a même des panneaux pour les cyclistes que nous sommes.
Même ambiance de « Transatlantique » qu’à l’aller, il y a 4 jours, sauf que nous avons des montures dans la cale, et prévu 50 kms dans l’après midi, jusqu’à « Hourtin », 1er endroit sur la route où un hôtel était ouvert, même si sans restaurant = nous emportons piques niques pour déjeuner ET dîner. Deux heures plus tard, après avoir traversé Soulac sur Mer, démarrage de la “voie du littoral” du “camino”, il est 14h et l’heure de casser une croûte rapide au bord du chemin, au soleil, à l’abri du vent, dans les herbes presque chaudes, après 15 kms : divin.
Ce qui fut moins divin, c’est le redémarrage : mes DEUX pneus sont à plat (pas DU TOUT ceux de Véronique, heureusement !), crevés par des aiguilles de genêts que nous enlevons à la pince à épiler, avant d’essayer la bombe anticrevaison, puis la pompe à main (pas convaincante), puis les enduros qui font du bruit pas loin, mais non, non, pas de gonfleurs ; puis un automobiliste s’arrête (il ira voir si les deux stations services du coin sont ouvertes, mais non, pas le dimanche) ; nos gilets fluos ont du bon, car c’est ensuite tout un groupe de cyclistes qui s’arrête pour nous prêter conseils, encouragements, matériel, puis N° de portables en cas de nouveaux problèmes (quelle solidarité !). Il est presque 16 heures quand nous repartons, avec mes pneus gonflés à 2 kg au lieu des 4 de rigueur (surtout ne pas taper les jantes !), et toujours 35 kms à faire alors que mon GPS m’indique qu’ici, c’est à 17h26 que le soleil plonge dans l’Océan ; plus de fantaisies d’itinéraires par les pistes cyclables, restons sur les routes fréquentées. Cela n’empêchera pas une bonne ½ heure de nuit noire sur la route, avant d’arriver à Hourtin. Vieux souvenirs qui remontent en collant sur la seule chambre qui nous reste les rustines que notre fille Catherine nous a offertes pour Noël il y a 3 jours !
Le lendemain lundi, c’est fête, car nos amis parisiens les Deau, en vacances à Bordeaux, se proposent de venir déjeuner avec nous, et pourrons nous trouver dans une grande surface une nouvelle bombe anticrevaison ainsi qu’une chambre à air neuve ; nous nous donnons rendez-vous à peu près à mi chemin (soit à 35 kms du but : nous n’avons peur de rien), à Le Porge, où malheureusement rien n’est ouvert, et pas plus dans le village d’à côté où la boulangère a pourtant dit que … ce ne sera que largement passé 16 heures que nous pourrons à nouveau enfourcher nos bécanes, le ventre bien rempli par « Cha Cha » à Lège, mais n’arriverons à destination à nouveau que la nuit tombée depuis plus d’une heure, heureusement sans incident.
La route de Biganos à Mimizan (75 km) sera superbe, nous offrant rapidement de « l’air à 4 kgs » dans mes chambres à air, puis un déjeuner en terrasse au soleil à Parentis, et enfin une magnifique piste cyclable des bords du lac de Parentis. Nos fessiers souffrent un peu, mais récèdent encore au Paracetamol !
Le 4ème jour sera tout aussi beau : pistes cyclables faciles et rapides, fessiers discrets, table au soleil pour déjeuner, lacs et pins, avec même le temps d’une pause sur l’Océan à Vieux Boucau, avec les inquiétantes Pyrénées à l’horizon.
Il finira en apothéose : Véronique aura une grave panne avec son pédalier (dévissé au point d’être « tombé »), une heure avant la tombée de la nuit, à 15 kms de notre destination. Notre vendeur de Royan est déconfit mais n’y peut rien ; une voiture s’arrête : « on est passé tout à l’heure, vous étiez déjà là ; on peut vous aider ? ». Martine et Pierre Robles embarquent Véronique, son sac … et son vélo, pour un réparateur de cycles à Soustons, encore ouvert en ce 31 décembre, et qui est sur notre route. Quand je les rejoins, non seulement le vélo est réparé, mais Véronique a fait les courses qu’elle voulait avec sa nouvelle copine Martine. Oncle Philippe de Laage nous a également rejoint en voiture, commençant à être inquiet de ne pas nous voir nous pointer chez lui !
Après avoir réveillonné avec leur fils Patrick, sa petite fille Siham, et Mathieu leur petit fils, nous passerons un 1er janvier très paresseux en compagnie de Sibylle et Georges, ce dernier, grand pèlerin de St Jacques, nous donnant de précieux conseils.
La suite du programme présente en effet plusieurs alternatives compte tenu de nos petits maux physiques récurrents (cruralgie dans la jambe non cassée pour Philippe et mal de talon pour Véronique se sont calmés avec la montée en selle, mais nécessitent encore un peu de repos) et d’une date de retour à Paris pour le 10 février « dernier carat » (rdv d’anesthésiste pré-opératoire).
Une fois éliminée la voie classique par St Jean Pied de Port (très à l’Est pour nous), puis la « voie du Baztan » (refuge clé fermé en janvier), et même envisagé de rejoindre Pampelune en bus de Bayonne, nous avons finalement choisi de poursuivre encore quelques jours avec nos vélos, probablement jusque vers Léon.
Cette solution nous permet a priori d’avancer beaucoup plus vite si le temps se maintient, tout en nous permettant un vrai « tourisme » dans ces régions magnifiques. En retrouvant le plaisir de la marche à pied quelques 250 kms avant St Jacques, nous ne devrions pas nous sentir trop frustrés d’être passés si vite à côté de trop de belles choses.
Hier après midi 2 janvier, nous avons trouvé un réparateur de cycles qui nous a révisé nos vélos, et un Intersport où Véronique a pu changer ses chaussures « explosées » par moins de 700 kms de marche.
Nous dormirons ce soir à Irun, en Espagne, avec encore quelques imprécisions sur le franchissement du mystérieux « tunnel de San Andrian » entre Beasain et Salvatierra, indiqués comme étape du « camino », mais guère connus de Michelin !

Nous avons été très touchés par tous les messages postés soit sur le blog, soit sur nos boîtes email, à l’occasion de ce début d’année.
Soyez tous sûrs que vos prières nous tiendront compagnie, à vélo comme à pied, jusqu’à Saint Jacques.

Bon courage à tous pour vos diverses « rentrées » !